lundi 3 novembre 2008

Quand Novembre rime avec reprendre.

Cette année, le 1er novembre a donc marqué le retour aux activités sportives ;-). Après 20 jours de coupure complète depuis Hawaii et pour le côté symbolique, j’ai décidé de reprendre ce jour là.
30’ de footing samedi, 45’ de nat dimanche et 35’ de footing aujourd’hui. Oui, messieurs dames, je respecte un des grands principes de l’entraînement : la progressivité ;-) Malgré cela, j'ai quand même des courbatures aux quadriceps, dur à accepter mais c'est la vie ( http://www.youtube.com/watch?v=gKXcHEHm0ps ) de tout sportif d'endurance...
A priori, tout le mois sera placé sous le signe de l’envie et du feeling : pas de planning structuré et une séance quotidienne maximum. Au moins ça me laisse du temps pour réfléchir à la saison 2009.
Merci à tous pour les messages de félicitations et pour la créativité sur la lettre X du post précédent ! Mention particulière à Fabrice, qui a un vrai talent d’écriture. A quand une chronique sur le site de la JSA ?


A bientôt, Fred

vendredi 31 octobre 2008

Hawaii : l'abécédaire

A comme aérodynamisme, un des facteurs clefs de la performance en vélo, là bas plus qu’ailleurs – au vu du profil du parcours et du vent . C’est d’ailleurs ma position sur le vélo qui m’a certainement permis de limiter la casse sur cette discipline malgré ma PMA de cadet et mes 57 kg !


B comme Blue Seventy. Comme 95% des participants, j'ai succombé moi aussi à l'achat d'une combinaison spécifique puisque la combi néoprène est interdite. Je ne suis toutefois pas convaincu de l'apport de celle-ci, alors j'essairai de faire des tests en piscine cet hiver pour chiffrer le gain substantiel.

C comme Cervelo. La marque la plus représentée dans le parc, 415 vélos dont le mien, non pas dans le but d'appartenir à la secte mais car je pense que c'est bel et bien un vélo très rapide.

D comme dauphins, que j'ai eu la chance de croiser sur un des entrainements natation de la semaine avant-course, un pur bonheur.


E comme entrainement pour cette course, avec tous les détails dans un prochain post.

F comme fatigue, grosse grosse fatigue depuis le retour en France. Obligé de recourir aux antibiotiques pour me débarrasser d'une vilaine bronchite, mon organisme étant visiblement trop faible pour se défendre tout seul.

G comme Goupil, triathlète lyonnais dont j’ai fait la connaissance sur place et qui m’a sauvé ma course en me reprenant sur le marathon alors que j’étais au fond du trou psychologiquement (cf. R). Il a ralenti son allure pour rester avec moi, m'a obligé à recourir et a su trouvé les solutions à mes problèmes du moment. Un énorme MERCI à lui.

H comme Hibiscus, LA fleur hawaïenne, un vrai régal pour les yeux et les objectifs.


I comme inadapté, mon profil d'athlète pour cette course avec sa natation sans combi et son parcours vélo pour germanophone développant 450 watts de PMA ;-). Mais aussi I comme impatient de revenir pour faire mieux et essayer d'intégrer ce foutu TOP 100 !

J comme joie d'être finisher de cette fabuleuse course qui a donné naissance à notre sport.

K comme Kona, tout simplement.

L comme logistique complexe. Vendredi 3 : Angoulême / Carmaux (pour déposer Jules chez ses grands parents), samedi 4 : Carmaux / Toulouse, Toulouse / Francfort puis Francfort / Los Angeles. Nuit sur place. Dimanche 5 : Los Angeles / Kona, arrivée à 11h45 heure locale après plus de 5 heures de voiture, près de 20 heures de vol et quasi 60 heures après avoir quitté la maison, ouch...plus facile d'aller faire le triathlon de Sireuil ;-)

M comme marche, mon moyen de déplacement unique dans Palani Road et sur quelques centaines de mètres du marathon. Et j'ai pu constaté que quand on marche à Hawaii, on se fait beaucoup doubler...Par contre, une résurrection au 20ème km (cf. G)

N comme Nick, rookie et TOP 60 l'an passé sur cette épreuve. J'apprécie enfin à sa juste mesure le niveau de sa performance (surtout pour une première participation). Nick est également une personne avec qui je partage pleinement une certaine vision de notre sport. http://nicolas-hemet.onlinetri.com/

O comme "Oh que cette course est envoutante !". Le mythe, les parcours, les conditions météo, la densité d'athlètes en font vraiment une épreuve unique. Il faut vraiment y participer pour en prendre la pleine mesure.

P comme Pier, le point de départ et d'arrivée de la natation. La mienne a été correcte, de bonnes sensations mais un mauvais choix de placement au départ et une trajectoire loin d'être optimale me coutent quelques dizaines de secondes je pense. Mais au moins, je n'ai pas trop bagarré pendant la course.

Q comme Queen K, la highway théatre de 95% du parcours vélo. C'est le paradis du gros rouleur (que je ne suis pas ;-)) : une succession de faux plats, un macadam parfait et du vent à décasquer un triathlète ;-). Malgré tout, je m'en sors plutôt pas mal (cf A.) mais j'ai quand même trouvé le temps long à partir du 130ème.

R comme run. Un marathon atypique pour ma part : un début prudent, des ennuis gastriques et un passage très délicat du 15ème au 20ème, mais un 2ème semi tonitruant. Ce qui fait que j'ai très bien vécu le passage à Energy Lab tant redouté ;-).

S comme stratégie (de qualification). A revoir pour espérer perfer à Hawaii. C'est trop dur psychologiquement d'enchainer 2 prépas IM aussi rapprochées.

T comme tortues, qui ont accompagné la plupart de nos baignades dans le Pacifique, très sympa à voir évoluer dans les vagues

U comme uniforme, laissé au placard pour la parade des nations. Elle a lieu le mardi avant la course et c'est un moment vraiment sympa, sans prétention et qui permet de faire connaissance avec un maximum de français.

V comme vacances. Karine n'a vraiment pas regretté de n'avoir posé qu'une semaine cet été pour pouvoir m'accompagner ;-) Elle a été enchantée du séjour et elle est prête à revenir dès 2010 pour explorer plus profondément l'île, voire l'archipel...

W comme WTC. Je ne suis vraiment pas fan de l'exploitation faite de notre sport par cette société, mais là, je dois m'incliner devant l'organisation quasi parfaite de l'épreuve.

X comme ???

Y & Z comme Yves Tabarant et Roger aZcon, mes anciens coéquipiers lourdais qui affichent 11 participations à Hawaï à eux deux ! On a partagé quelques moments sur place et malgré les années de pratique, leur passion est toujours là, bien présente. Ils montent tous les deux sur le podium de leur GA, chapeau bas messieurs.





mardi 28 octobre 2008

Pour patienter...

...avant un petit compte rendu du voyage et de la course, voici quelques photos de l'île :






Sans oublier la course quand même !!! où j'ai terminé 188ème et 13ème français.




A bientôt, Fred.

PS : Pour ceux qui ne l'auraient pas déjà lu,
http://hawaii08.triathlete.fr/post/2008/10/10/Hawaii-:-Frederic-Durand-le-Cognac-a-lhonneur







mardi 30 septembre 2008

Bib #1450

Euh oui, je commence à essayer de parler anglais ! donc pour ceux qui ne sont pas bilingues, j'aurai le dossard 1450...
Sinon, très peu de temps en ce moment pour rédiger une news intéressante, j'essaierai de me rattraper au retour !
Pour le live de la course le 11 octobre : http://ironman.com/, départ 7h00 heure locale = 19h00 en France.
En photo, un avant goût de ce qui nous attend sur place à Kona.

A bientôt, Fred.

jeudi 18 septembre 2008

MD Saint Jean de Luz : rassuré mais légèrement frustré.

Tout d’abord, merci à Nick pour le titre ;-)

1- Rassuré, pourquoi ?

Car les sensations éprouvées pendant la course valident l’orientation du training pour Hawaii.
Une natation plus que correcte (pour mon niveau et au vu des conditions difficiles dans la baie) me permettent d’être au contact de mes adversaires du jour (Jérôme Cuq, Ludo Prouzet, Iker Rosas), 2’ derrière mon partenaire Bruno Mercier et aux alentours de la 20ème place
Un vélo correct, un peu plus géré que d’habitude, mais 20 derniers kilomètres rassurants où j’ai pris mes responsabilités en menant le groupe de 6 ou 7 dans lequel j’étais, pendant que d’autres n’avaient aucuns scrupules à rester à moins de 1m des roues, no comment…Je pose le vélo 4ème.
Une belle course à pied avec des sensations techniques et musculaires très intéressantes qui me donne la 2ème place.



2- Légèrement frustré ?

http://www.sudouest.com/150908/reg_paysbasque.asp?Article=150908aP3111847.xml
Car le vainqueur Patxi Vila est un coureur cycliste pro de l’équipe Lampre, suspendu par celle-ci pour contrôle positif à la testostérone (et non condamné par l'UCI comme le prétend le journaliste)
Donc forcément c’est un peu difficile à avaler mais des éléments extérieurs tempèrent ce sentiment :
- dans l’état actuel des choses, un coureur même suspendu par l’UCI peut courir une épreuve FFTri
- Pierre Gaspariau a été mal aiguillé au 25ème km vélo alors qu’il était en tête avec plus de 5’ d’avance
- un contrôle anti-dopage a eu lieu pour le podium (homme et femme, plus 2 autres tirés au sort parmi les 10 premiers H et F)

J’ai donc choisi cette photo (merci à Patxi Vila absent à la remise des pris, la grande classe…) qui illustre parfaitement mon ressenti :



Je suis sur la 2ème marche, la 1ère est vide et le restera à mon sens car trop d’éléments sont venus perturbés le bon déroulement de la course.
Que se serait-il passé si Patxi Vila n’avait pas pu prendre le départ et si Jérôme avait débuté les 20 km de càp en tête, je ne l’aurai peut être pas rattrapé ?
Que se serait-il passé si Pierre ne s’était pas perdu ?
Que se serait-il passé si… ?

Bref, j'ai quand même vécu des moments forts en émotions.
J’ai livré une belle bataille sportive avec Jérôme (qui est un des athlètes que je respecte le plus dans le grand sud ouest, pour différentes raisons mais en premier lieu son intégrité). Pour l’anecdote, Anne Sophie son épouse m’a encouragé à 2km de l’arrivée alors qu’elle savait que j’étais à la lutte avec lui…
On a gagné par équipe (Bruno 6ème et Eric 31ème)


Mon petit Jules a eu droit à son 1er podium et a surtout fait les 200 derniers mètres de la course dans mes bras. Le voir mort de rire sous les applaudissements du public suffit à me motiver pour aller m’entraîner à 6h du matin.


Et enfin, c’est quand même mon 2ème podium en 2 ans sur cette course. Cette dernière exerce sur moi un attrait difficile à expliquer : la région, les éditions LD des années 90 qui ont fait sa réputation, l’arrivée sur le port, le béret basque promis au vainqueur ;-) …
J’ose espérer qu’elle s’offrira enfin à moi dans les années futures…

A bientôt, Fred.

Un énorme merci à Nini pour ces superbes photos.

mercredi 10 septembre 2008

Mode JEDI : ON

Comment passer 5h d’entraînement un samedi ou madame travaille de 7h à 12h puis de 16h30 à 19h30, et qu’il faut donc occuper mon petit Jules durant tout ce temps là ? Mettre le curseur du mode JEDI sur ON ;-) :

6h : réveil musculaire, footing 35’

13h : 3h de bike avec 3x45’ allure IM (dur, dur…), pendant que la petite famille se repose à la sieste

22h : 18 km trail nocturne à la frontale, alors que la petite famille est déjà couchée ;-)

Attention, ce genre de journée reste exceptionnelle et le but de la relater ici n’est surtout pas de me plaindre de mon sort puisque l’organisation est le lot commun de tout triathlète amateur ayant une vie sociale et/ou professionnelle bien remplie ! Mais ça permettra à certains de comprendre que les progrès ne tombent pas du ciel et que justement avec un peu d’organisation et beaucoup de motivation, on peut trouver des heures pour s’entraîner…bref : faire des choix et les assumer !

Le training suit son cours selon les grandes lignes présentées précédemment :

augmentation progressive du volume de càp : 85 km la semaine passée

volume minima à vélo pour conserver les acquis : 2 x 3h dans la semaine (mais avec beaucoup de travail spécifique, rappel PMA et allure IM)

3 séances dans l’eau, avec là aussi beaucoup d’allure spécifique.

Ce we, direction Saint Jean de Luz et son traditionnel MD où j’épinglerai mon premier dossard depuis Nice.

2 objectif principaux :

le classement par équipe avec minimum le podium

tester la forme du moment, pour éventuellement retoucher la prépa finale pour Hawaii

Pour le classement individuel, cela va être difficile de faire mieux que l’an passée car les données ne sont pas les mêmes :

2007 : course objectif, 330 partants

2008 : course de prépa, 500 inscrits

Verdict samedi soir ;-)

A bientôt

Fred


Pour les questions sur l'article précédent :

config vélo identique à Nice, donc paraculaire Corima + Zipp 404

gagné pour le capteur de puissance, système Ergomo



lundi 1 septembre 2008

Hawaii : prépa spécifique.

Après un mois de juillet difficile niveau motivation, j’ai retrouvé pas mal d’envie en cette fin d’été.

2 belles semaines niveau volume (s33 et s34) avec un total de 40 heures et 800 km de vélo m’ont permis de retrouver des sensations correctes. La bonnes vieille méthode : près de 500 km sur les routes aveyronnaises et tarnaises où j’ai découvert les joies du vélo il y a plus de 15 ans…Pas de préparation scientifique mais des sorties avec beaucoup de dénivelé, des bosses de tous les genres (longues, courtes, pourcentages variés…) grimpées aux sensations. Cela me permet en général de retrouver un coup de pédale efficace.

Pour l’orientation de l’entraînement, on a fait le choix avec Julien (www.athletic-attitude.com) de mettre l’accent sur la course à pied. De toute façon, septembre étant très chargé pour moi au niveau boulot, il aurait été impossible de reconduire la dominante vélo réalisée pour Nice.
Début de la prépa spécifique sur 6 semaines dès la semaine dernière avec 70 km de càp. Le volume montera crescendo pour normalement atteindre la barre des 100 km à la fin du mois.
Pour le vélo, on va faire juste le minimum syndical pour tenter de garder le niveau actuel.
La natation sera un peu plus poussée que pour Nice, 2 raisons à ce choix : bien sortir de l’eau est très important à Kona et l’épreuve a lieu sans combinaison.


Pour finir, un petit mot sur les choix matériels en vélo. (cf. photos) Exit la paraculaire et la Zipp 404 (à boyaux pour les 2) utilisées à Nice, et place à une paire de Cosmic 1ère génération à pneus. Pour mon 1er Hawaii, j’ai vraiment envie de finir la course et ne pas abandonner à cause de crevaisons multiples… donc chambres à air et rustines seront de rigueur dans la « musette » ;-) De toute façon, l’inertie donnée à ces roues par un poids assez important en font à priori un choix cohérent pour le parcours ondulé de l’épreuve.

J’ai également changé de potence afin d’abaisser un peu plus le poste de pilotage. Il faut bien gagner en aéro, ce que ce parcours ondulé va me faire perdre par rapport à Nice au vu de mon ratio poids / puissance ;-)

A bientôt
Fred